La lutte contre le paludisme : une préoccupation de CAPTOGO.
Le site de référence pour toutes les questions concernant le paludisme et l’utilisation de l’artemisia (pour lutter contre le paludisme mais aussi contre d’autres maladies) est celui de la Maison de l’Artemisia. Voir également son blog. De nombreuses informations et des liens intéressants figurent dans l’article « Un peu d’historique« .
Paludisme : l’OMS ouvre les discussions avec les partisans de ... lire la suite
Il faut distinguer la posologie en préventif ou en curatif et surtout, en attendant les prochaines études, l’utilisation pour les voyageurs en court séjour ou pour des personnes vivant en zone impaludée.
Pour les voyageurs en court séjour, la dose minimum à prendre est de 3 g de poudre par jour ; commencer la veille et continuer 7 jours après le retour … Aucun traitement n’est 100% efficace ; en cas de crise grave il faut évidemment se faire soigner à l’hôpital. Ceci dit, tous les retours d’expériences confirment que les traitements (préventif et curatif) pour les autochtones fonctionnent fort bien.
Pour des personnes semi-immunisées, vivant en zone impaludée : voir ces recommandations de la maison de l’artemisia.
La Maison de l’Artemisia est une association humanitaire française de lutte contre le paludisme par les Artemisia annua et afra, à destination des populations les plus vulnérables du Sud. Ces deux plantes sont utilisées en Médecine Traditionnelle depuis des siècles respectivement en Chine et en Afrique de l’Est. Voir le site.
Des recherches sont menées …
Médecin-chercheuse en immuno-parasitologie, Dominique Mazier, étudie actuellement au sein du Centre d’Immunologie et des Maladies Infectieuses (Sorbonne Université / Inserm / CRNS) l’utilisation de deux plantes originaires de Chine et d’Afrique du Sud, l’Artemisia annua et afra, sur les différents stades de développement de la malaria. Ce projet, soutenu par la Fondation Sorbonne Université et l’association Maison de l’Artemisia ouvre la perspective de découvrir de nouveaux composés antipaludiques.
L’artemisia est cultivé en de nombreux lieux au Togo : à Tsévié, à Kpalimé, à Atakpamé, à Sokodé … C’est à la ferme de SICHEM (Route de Lomé à Vogan, à 3km du marché d’Aveta à KPOME Dzogblakope) que vous trouverez la Maison de l’Artemisia du Togo ; c’est là qu’ont lieu des formations sur la culture, la transformation, l’utilisation …
Le centre agroécololgique de formation à l’agriculture biologique de Sokodé, le CAFAB, construit et géré par CAPTOGO, est également un lieu privilégié pour participer au développement de l’utilisation de l’artemisia (annua comme afra). Plusieurs associations de CAPTOGO (comme GAVISA) s’investissent également dans ce domaine.
Points de vente d’artemisia au Togo :
Les informations suivantes ne sont peut-être plus à jour ….
au siège de Fondacio Quartier Hountigome, à 300m de l’hôtel Mémorial.
chez Assilassimé, à coté de l’agence Wages carrefour de la Pampa Et également dans toutes les agences : kégué, sanguera, Tokoin, agoe, vakpossito et baguida
Maison Bethanie : En face pharmacie du bien être à hedzranawoe
l’hôtel Braas à Avepozo sur la route Lomé Aneho.
À Tsevie vous avez Bio-Delices à 100 m de La Direction de l’Action Sociale
et sont peut-être à remplacer ou compléter avec :
Agbalepedo à côté de l’école Mela non loin de la gare routière
en face de l’entrée principale du lycée d’Agoe
en face du service des passeports
Agoe Leggassito
à côté de l’agence Togocel de Nukafu (clé minute)
Ci-dessous figurent quelques informations dont nous disposions au début de notre implication : depuis, de nombreuses études ont été menées, de nombreux articles ont été écrits, de nombreuses publications ont apporté des précisions importantes. Cet article mis en ligne sur notre site est donc à lire avec en tenant compte de cette histoire …
C’est grâce à une association de CAPTOGO (AOA pour la nommer !) que nous avons eu connaissance de l’existence d’une plante efficace dans la lutte contre le paludisme : l’artemisia annua.
Une association s’en préoccupe avec ferveur et dynamisme ; de nombreux renseignements figurent sur son site, Artemisia contre paludisme
N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples renseignements : nous souhaitons participer activement à son développement, son conditionnement et son utilisation sur place.
En attendant, certains d’entre nous la cultivons chez nous (en Alsace où elle se développe fort bien) ; après séchage, « ébranchage », réduction en poudre par mixage elle se conditionne en gélule (à avaler ou en suppositoire), en poudre à mélanger avec d’autres aliments ou tisane.
Pour une vidéo très instructive sur la culture de cette plante (et son utilisation sous forme de tisane), cliquer ici : vidéo d’IDAY.
Pour prendre connaissance du texte rédigé par le professeur M. Onimus, exposant l’intérêt et la manière d’administrer l’artemisia annua, cliquez ici : texte de base.
Pour un tutoriel de l’utilisation du gélulier « the capsule machine » permettant de fabriquer des gélules à partir de poudre, cliquer ici : mise en gélules.
Pour la présentation du film MALARIA BUSINESS, cliquer ici : malaria business
Pour accéder au site de la maison de l’artemisia, cliquer ici.
L’association Kokopelli s’engage dans le développement de la diffusion de l’artemisia pour luter contre le paludisme dans le cadre de ses CAMPAGNE POUR LA LIBÉRATION DES PLANTES MÉDICINALES ! Depuis la dernière lettre d’information, déjà plus de 20 000 sachets d’Artemisia annua ont été distribués par Kokopelle un peu partout en France et sur la planète.
Avec cette campagne, Kokopelli espère selon ses propres mots « apporter un contre-pouvoir, par l’action et la fertilité, au cartel pharmaceutique. Celui-ci impose, en effet, depuis trop longtemps, une médecine coûteuse, toxique, polluante et souvent dangereuse, avec comme unique et abject objectif, au dépit total de la santé publique, de générer des montagnes de profits. »
Paludisme : l’OMS ouvre les discussions avec les partisans de l’artemisia afra
Cet article est à actualiser : la position de l’OMS comme de certains centres de recherche est en évolution« positive » en faveur de l’utilisation de l’artemisia ; plusieurs études sont également menées en lien avec la recherche de traitements pour lutter contre la COVID-19. Voir par exemple cet article paru dans la presse.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) déconseille vivement l’usage naturel et en monothérapie de l’armoise, une plante dont l’une des substances actives combat le paludisme. Son bureau africain a cependant décidé de se rapprocher d’une association pour se pencher avec plus de précision sur les bienfaits possibles de l’espèce d’armoise qui pousse en Afrique.
« Depuis la mi-février, nous sommes sous convention de collaboration avec le bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Brazzaville. C’est un vrai changement ! », se félicite Jérôme Munyangi, médecin et chercheur congolais (RDC). Le médecin, qui a rencontré des représentants de l’OMS dès 2017 en compagnie de la chercheuse camerounaise en pharmacie Rosine Chougouo, fait partie de ceux qui pensent que la prise naturelle d’artemisia, aussi appelée armoise, peut aider à combattre le paludisme, qui tue toujours 438 000 personnes par an.
L’OMS déconseille la prise en monothérapie
L’artémisine, substance active extraite des feuilles de l’artemisia a déjà représenté un changement dans la lutte contre la malaria. En témoigne notamment ce document de Médecins sans frontières daté de 2004 et titré Contre le paludisme, il est temps de passer aux ACT ! Les ACT (pour « Artemisinin-based combination therapy ») sont des combinaisons médicamenteuses à base d’artémisinine.
L’artémisinine et ses dérivés ne doivent pas être utilisés en monothérapie orale
Dans ce texte, MSF prend cependant bien soin de préciser la différence entre de l’artemisia pure et les ACT : « Pour augmenter son effet, mais aussi retarder l’apparition de résistances, [l’artémisine] est administrée en association avec une autre molécule (…) amodiaquine ou méfloquine… » La prise d’artemisia en monothérapie naturelle est en effet vivement déconseillée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de nombreux professionnels de la santé. Sa prise en monothérapie (non associée à une autre molécule), peut en effet causer le développement de résistances qui rendent impossible tout traitement ultérieur.
Cependant, la professeure de biologie américaine Pamela Weathers a conduit en 2017 une étude entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. En quelques jours, son équipe affirme avoir guérit 18 personnes atteintes de malaria sévère et qui ne répondaient pas aux « ACT ». Des guérisons obtenues grâce à des doses de quelques grammes de feuilles séchées.
Une étude qui n’aura cependant pas suffit à convaincre l’OMS. Sur une page mise à jour en février 2018, l’organisation maintien ses préconisations : « L’artémisinine et ses dérivés ne doivent pas être utilisés en monothérapie orale car cela favorise l’apparition d’une résistance à l’artémisinine ».
Les partisans de l’artemisia afra demandent des études
On a décompté vingt principes actifs anti-malaria dans l’artemesia afra, mais il faut maintenant aller plus loin dans les recherches
« Nous demandons des études pour des résultats précis », explique Luisa Dologuélé-Potolot, médecin centrafricaine et ancienne fonctionnaire du PNUD. Comme Munyangi, elle pense que l’armoise n’a pas dit son dernier mot. Elle agite un sac sous vide rempli d’une herbe sèche, verte et jaune, à l’odeur âcre : de l’artemisia afra, une plante cousine de l’artemisia annua, d’origine chinoise.
Si les propriétés de l’annua sont bien connues, celles de l’afra le sont encore moins. Dologuélé-Potolot aimerait que l’efficacité et les effets secondaires ou indésirables de l’artemisia afra soit étudiés plus précisément. « On a décompté 400 possibles principes actifs dans l’artemesia afra, dont vingt anti-malaria, mais il faut maintenant aller plus loin dans les recherches. »
La plante est déjà connue en Afrique de l’Est, où elle pousse sur de hauts plateaux. Dans ces régions où le paludisme est rare ou inexistant pour des raisons climatiques, les habitants l’utilisent en décoction ou en infusion comme antiparasitaire pour combattre des infections pulmonaires. Dologuélé- Potolot s’enthousiasme : « Ce que nous avons remarqué de notre côté, c’est que prise sous forme de tisane, l’artemesia afra fonctionne en préventif comme en curatif. »
Six mois pour convaincre
Le bureau de Brazzaville de l’OMS s’est laissé convaincre de collaborer avec l’antenne congolaise de l’association La Maison de l’artemisia, crée en 2012 par Lucile Cornet-Vernet, française orthodontiste de formation, pour des essais cliniques et des recherches sur l’artemisia afra et annua.
« Nous laissons six mois à l’association pour répondre à différentes exigences de l’OMS, puis nous leur rendrons visite », détaille Ossy Kasilo, qui dirige le département des médecines traditionnelles et plantes médicinales au bureau africain de l’OMS.
Dologuélé-Potolot et Cornet-Vernet ne craignent pas de parler des « réticences » de l’institution internationale, mais on bon espoir de les briser. « Nous avons de bonnes chances de croire que l’afra n’a pas exactement les mêmes principes actifs que l’annua et rien ne prouve encore que sa prise génère des résistances. Nous devons vite étudier les propriétés de la plante. »
Si l’intérêt pour la monothérapie et la phytothérapie grandit, c’est aussi que les traitements les plus courants ont présenté des limites. « Il y a déjà une question d’accès. Aujourd’hui, on considère qu’environ une personne et demi sur dix en moyenne a accès à un traitement complet et efficace. Dans les pays encore largement ruraux, personne n’a accès aux traitements », insiste Dologuélé, qui prend son propre pays en exemple.
Polémique sur les effets secondaires des traitement médicamenteux
Les faux traitements sont une autre plaie réelle, de même que les résistances médicamenteuses qui se développement. Il y a aussi eu de nombreuses polémiques sur les effets secondaires.
L’une a notamment été récemment relayée Stromae. La star de la chanson, a ainsi expliqué à l’hebdomadaire français Marianne, qu’il souffrait de crises d’angoisse, qu’il attribue à la prise d’un traitement antipaludique pendant sa tournée en Afrique en 2015. Le chanteur témoigne même dans un documentaire, Malaria Business, diffusé par la chaîne France Ô en 2017.… ici, dans l’article de Jeune Afrique, une vidéo …
Alors, malgré les réticences et les craintes de nombreux professionnels de la santé, les études se multiplient. Une étude de l’OMS sur la médecine traditionnelle dévoile qu’en 2010 « 22 pays faisaient de la recherche sur des médicaments traditionnels pour le paludisme (…) en utilisant les lignes directrices de l’OMS. » C’est le cas notamment à Dakar, où le professeur Guy Mergeai, chercheur et professeur d’agronomie tropicale rattaché à l’Université de Liège, étudie la plante.
Autre sujet de recherche, sur lesquels l’OMS attend des résultats de la part de La Maison de l’artemisia : les modes de culture et de transformation de la plante. « Si la transformation en tisane est très facile, la culture n’est pas forcément aisée. Mais nous pensons qu’un certain nombre de foyers, notamment en Afrique centrale, ont conservé un savoir-faire en culture vivrière », assure Dologuélé-Potolot.